ERS-ANIMAL : Perturbations Electromagnetiques en Elevage

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Des oscillateurs au secours du bien-être des canetons

Depuis 2006 dans un élevage de l'Ain

Des oscillateurs au secours du bien-être des canetons

Article paru dans "Filères Avicoles" du mois de septembre 2009, p 97-98; Dossier Technique Prévention

Fin 2006, Gilles Lassus constate dans son élevage à Montluel (Ain) un comportement anormal de ses canetons qui n’occupent plus toute la surface du bâtiment. Il rencontre de gros problèmes de démarrage pratiquement à chaque lot avec des taux de mortalité élevés les  2ème et 3ème jour. La mise en place du programme « Bien-être et Performance » lui a redonné depuis le sourire. S.Merchat

 « Les canetons étaient très mal répartis et s’enfuyaient aux deux extrémités du bâtiment de 700 m², la zone centrale restant toujours vide », se rappelle Gilles Lassus, producteur de canetons à Montluel dans l’Ain mais aussi président du GAD (groupement des aviculteurs de la Dombes) et d’Afivol (association régionale filière volailles Rhône Alpes). C’était fin 2006… L’éleveur était alors confronté à un comportement anormal de ses animaux au démarrage sur plusieurs lots avec un taux de mortalité dans les deux premiers jours de 4% et des IC en net recul, de l’ordre de 3%. Il tente d’améliorer les conditions de démarrage (chauffage, points d’eau…) sans succès ! Le mal-être des animaux continue de s’exprimer (piaillements) malgré de bonnes conditions de confort.

 Ne comprenant pas l’origine du problème et voyant ses efforts non récompensés, Gilles Lassus a tendance à chercher un responsable ailleurs… « C’était un taux de mortalité trop élevé, je rejetais la faute sur le couvoir et la qualité physique des canetons ! » reconnaît-il.

 Un constat alarmant…

 Il faut dire que les circonstances étaient alarmantes… « Si les canetons se mettent tous dans un coin, ils ne s’abreuvent pas suffisamment…Et s’ils sont excités, ils n’engraissent pas. Les fondamentaux de l’élevage ne sont plus respectés. Ainsi entassés, c’est tout leur système immunitaire qui ne se met pas en place correctement », explique le Dr Claude Lassus (Sudelvet Conseil). Au final, l’animal est affaibli et au 14ème jour, après les interventions d’épointage du bec et de vaccination, il peut y avoir des déclarations de parvovirose ou de réovirose.

Claude Lassus rappelle que le caneton est un mauvais marcheur doté d’un rein embryonnaire et qu’il doit boire 50% de son volume (soit 20ml d’eau pour un poids de 40g). «  S’il n’est pas dans un contexte environnemental idéal, l’animal n’exprimera pas son potentiel », insiste-t-il.

Pour finir, Gilles Lassus demande à Gilles-Martin Peulet, directeur général de la société Natur’Ethique, spécialisée dans la gestion du stress et du bien-être animal, de faire une étude de son exploitation (495 € environ). Avant de créer sa société en 2000, ce dernier a en effet connu ce même phénomène dans l’un des bâtiments de la ferme expérimentale dont il s’occupait. Construite dans le cadre d’un PEP (plan expérimentation et progrès) en collaboration avec l’Itavi, la région Rhône Alpes et Afivol, cette ferme avait comme sujets d’expérimentation, la qualité de l’eau, de l’air et du bien être animal.

 Une étude complète…

 Gilles Martin Peulet a pour habitude de réaliser des études approfondies pour recenser les sources générant courants vagabonds, champs hyperfréquences, champs électriques et magnétiques extrêmment basses fréquences. Il tient également compte de la conduite d’élevage et complète son dignostic par l’observation des animaux et la mesure de paramètres d’ambiance.

Le fait est que « la présence de champs électromagnétiques d’origine naturelle (failles sous-sol, nappe d’eau souterraine…) ou artificielle (ligne haute tension, antenne relais, courant vagabond..) peut être à l’origine de stress oxydatifs qui vont perturber le bien-être et le métabolisme de l’animal », explique t-il. « Son système immunitaire est alors mis à mal et des dérives apparaissent », poursuit-il.

Sur l’exploitation de Gilles Lassus, Gilles-Martin Peulet a détecté un problème de faille dans un sous-sol en mouvement. La solution a consisté à mettre en place dans cette zone des oscillateurs E.R.S, issus de la technologie Osciléo,  fabriqués selon un procédé industriel de manière à agir sur une plage de fréquences calibrées favorables au bien-être de l’animal. « Leur rôle n’est pas de contrer, de stopper ou de faire écran aux ondes présentes dans l’élevage, mais bien de limiter les effets négatifs des perturbations rencontrées, susceptibles de provoquer des troubles comportementaux ou biologiques pouvant altérer la bonne rentabilité des élevages », insiste t-il.

Ainsi, sur l’exploitation de Gilles Lassus, trois oscillateurs ont été installés : un premier sur l’alimentation d’eau, un second sur le silo d’alimentation et le dernier sur le bâtiment lui-même. Les résultats ne se sont pas faits attendre : « au bout de deux ou trois heures, les canetons ont occupé à nouveau toute la surface du bâtiment », se souvient encore l’éleveur. Et les performances technico-économiques ont suivi : de 3 à 7% de mieux en IC et un taux de mortalité divisé par deux (65 canetons morts à J13 sur un total de 13 000). « Je n’y croyais pas, pour un scientifique avec un esprit cartésien, ces résultats spectaculaires tant sur le comportement des animaux que sur l’amélioration des performances zootechniques m’ont quelque peu perturbé, cela a été une révélation », avoue le Dr Claude Lassus.

 Des preuves à l’appui…

 La présence des oscillateurs s’est accompagnée d’autres retombées qui ont pu elles aussi être objectivées. Ainsi, les mesures réalisées en présence des oscillateurs montrent que les litières sont moins riches en azote (environ -15%), phosphore (-5,5%) et potassium (- 18%). Elles ont mis en évidence une importante réduction des nuisances olfactives, le débit d’odeurs a diminué de 25% et la concentration d’ammoniac de 40%.

Installés sur le réseau d’eau, les oscillateurs préviennent la prolifération des biofilms et évitent ainsi la contamination de l’eau dans les canalisations, assure par ailleurs Gilles-Martin Peulet.

Aujourd’hui, de nombreux élevages sont équipés des oscillateurs ERS proposés par Natur’Ethique (plus de cinq millions d’animaux). Les meilleurs prescripteurs sont les techniciens qui suivent les élevages ou les vétérinaires. « Il nous a fallu cinq ans pour convaincre les vétérinaires. Ce qui est important c’est de travailler avec l’ensemble de la filière », précise Gilles Martin Peulet. « Le producteur qui vit une expérience positive est un bon véhiculeur », renchérit Gilles Lassus.

Aujourd’hui, l’impact des éléments stressants et la protection assurée par les oscillateurs peuvent être vérifiés grâce au Bioscope, outil de mesure développé par la société Suisse Sonoscope. Cet appareil est capable de percevoir les changements subtils ou ténus des propriétés physiques, chimiques ou biologiques d’un être vivant soumis à un signal spécifique d’excitation. Différentes entreprises, instituts, laboratoires utilisent déjà cet outil de mesure pour déterminer l’influence de leurs produits ou procédés sur le vivant.

Mais Gilles Lassus n’a pas eu besoin de ce matériel pour admettre l’existence d’un effet positif des oscillateurs E.R.S sur le comportement de ses canetons. Et il subodore que ces derniers lui ont également été profitables : « cela n’agit pas que sur les animaux, je faisais des calculs d’un centimètre de diamètre, depuis la mise en place des oscillateurs, ils ont diminué ! ».

 source: Filières Avicoles, septembre 2009